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Zurück 15.02.2016

Comment une start-up a utilisé son capital durant sa première année d’existence ?

Les finances, les chiffres, les budgets, l’EBITSA, les liquidités… Une start-up est confrontée dès sa création à ces éléments financiers qui en rebutent plus d’un. La start-up Karmagenes, installée depuis quelques mois au BioArk de Monthey, a fait une analyse intéressante de ses dépenses au cours de l’année dernière.


« Nous voulions montrer comment nous avions dépensé notre budget annuel de 100'000 francs. La transparence est toujours une bonne chose », note Kyriakos Kokkoris, co-fondateur de Karmagenes dans un article publié sur le blog de son entreprise.


Le budget de Karmagenes a été consacré aux tâches principales suivantes :
 

  1. Recherche et développement : « Etant donné que notre produit est un test génétique, nous avons dû nous aligner sur toutes les avancées récentes dans le domaine de la génétique. De plus, nous avons pu obtenir des feed-backs des premiers utilisateurs afin de compléter les profils psychologiques liés à nos tests », précise M. Kokkoris.
  2. Relations publiques et marketing : « Biologiste de formation, j’ai toujours pensé que le marketing et les relations publiques étaient quelque chose de facile. Bienvenue dans le monde réel… Ce fut au final très difficile, sans parler des coûts, qui sont énoooormes! Cela nous a tout de même permis de figurer dans le Financial Times et d’autres médias suisses. Pas mal quand même pour une équipe de scientifiques effectuant leur première année dans le monde des start-up ! ».
  3. Juridique : « Comme chacun le sait, les juristes et les avocats coûtent un bras ».
  4. Informatique : « Créer un site internet, acheter des noms de domaine, mettre en place l’infrastructure informatique coûte également beaucoup. Grâce à des mandats externes, nous avons pu économiser beaucoup d’argent ».
  5. Coûts opérationnels : « cela semble très basique, mais nous avons principalement participé à des conférences aux quatre coins du monde, diffusé nos informations et fait ainsi un grand nombre de contacts ».
  6. Salaires : « En fait, il ne s’agit pas de vrais salaires, mais plutôt de compensations. Nous vivons en Suisse, un super endroit, mais cher ».

En conclusion, Karmagenes est fier d’avoir pu, en une année et après 100'000 francs de dépenses effectives, déjà avoir un produit prêt à la commercialisation, bien qu’encore perfectible. « Il faut savoir que c’est un test de personnalité basé sur l’ADN. Il n’est donc pas aussi évident à faire et à promouvoir que d’autres produits ».
 

La jeune start-up commence pourtant déjà à générer des revenus, grâce à différents contrats signés avec des entreprises. « Nous sommes presque prêts pour un second tour de financement et au taquet pour 2016 ! ».


Sourceblog Karmagenes

Visionnez ci-dessous l'interview de Kyriakos Kokkoris:

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